rapport d'adéquation CGP1 avril 2026

Rapport d'adéquation CGP : contenu, obligations AMF et bonnes pratiques

Tout savoir sur le rapport d'adéquation pour les CGP et CIF. Contenu obligatoire, seuils de déclenchement, archivage et bonnes pratiques pour les contrôles AMF.

Rapport d'adéquation CGP : contenu, obligations AMF et bonnes pratiques

Rapport d'adéquation CGP — Le rapport d'adéquation est un document réglementaire que le Conseiller en Gestion de Patrimoine (CGP) ou le Conseiller en Investissements Financiers (CIF) doit remettre à son client avant toute recommandation personnalisée d'investissement. Ce rapport formalise le lien entre le profil du client (situation financière, objectifs, tolérance au risque, connaissances) et la recommandation formulée, en démontrant que le produit ou la stratégie conseillée est adapté à ce profil. L'obligation est issue de la directive MiFID II (article 25), transposée en droit français par le Code monétaire et financier (article L.533-13).

Le rapport d'adéquation est probablement le document le plus négligé dans la pratique quotidienne des CGP, alors qu'il est l'un des plus importants sur le plan réglementaire. Quand l'AMF contrôle un cabinet, le rapport d'adéquation est le document qui prouve que la recommandation formulée n'était pas arbitraire, mais fondée sur une analyse rigoureuse du profil du client. Sans ce document, le CGP ne peut pas démontrer qu'il a rempli son devoir de conseil. Et un devoir de conseil non documenté, aux yeux du régulateur, est un devoir de conseil non rempli.

Cet article vous explique concrètement ce que doit contenir un rapport d'adéquation, quand il est obligatoire, quels sont les seuils de déclenchement pour les réallocations, comment l'archiver, et comment structurer votre pratique pour être irréprochable en cas de contrôle.

Qu'est-ce que le rapport d'adéquation ?

Le rapport d'adéquation est le document qui matérialise le lien entre le profil d'un client et la recommandation d'investissement formulée par le CGP. Il répond à une question simple : « Pourquoi ce produit, pour ce client, à ce moment ? »

Ce document n'est pas un simple récapitulatif de la recommandation. Il contient une analyse qui démontre que le produit ou la stratégie recommandée est cohérent avec la situation financière du client, ses objectifs, sa tolérance au risque et ses connaissances. Le rapport d'adéquation est la preuve écrite que le CGP a exercé son devoir de conseil de manière structurée et réfléchie.

Le rapport d'adéquation se distingue de deux autres documents souvent confondus :

Le Document d'Entrée en Relation (DER) : remis au début de la relation, il présente le CGP, son statut, ses activités et sa rémunération. Il ne contient aucune recommandation. Pour en savoir plus, consultez notre guide sur le DER CGP.

La Lettre de Mission : elle formalise la relation contractuelle entre le CGP et son client (périmètre de la mission, modalités de rémunération, durée). Elle ne justifie pas l'adéquation d'une recommandation spécifique. Pour en savoir plus, consultez notre guide sur la Lettre de Mission CGP.

Le rapport d'adéquation intervient plus tard dans la relation, au moment où le CGP formule effectivement une recommandation d'investissement.

Base légale : MiFID II et transposition française

L'article 25 de la directive MiFID II

La directive 2014/65/UE (MiFID II), en son article 25, impose aux entreprises d'investissement de fournir au client de détail, avant la transaction, une déclaration d'adéquation expliquant en quoi la recommandation correspond à ses préférences, objectifs et autres caractéristiques. Cette déclaration doit être remise sur un support durable.

Le règlement délégué (UE) 2017/565 précise le contenu de cette déclaration en son article 54 : le rapport doit indiquer comment la recommandation est adaptée au client, notamment en ce qui concerne l'adéquation avec ses objectifs d'investissement, sa situation financière et ses connaissances.

Transposition en droit français

En droit français, l'obligation est transposée principalement via l'article L.533-13 du Code monétaire et financier, complété par les articles 325-32 et suivants du Règlement général de l'AMF. Ces textes s'appliquent aux CIF (Conseillers en Investissements Financiers) enregistrés auprès de l'ORIAS et soumis à la supervision de l'AMF.

Pour les CGP exerçant une activité de courtage en assurance (contrats d'assurance-vie, PER assurantiels), la Directive sur la Distribution d'Assurances (DDA) impose des obligations similaires, sous la supervision de l'ACPR.

Élargissement par la loi Industrie Verte

La loi Industrie Verte, promulguée en 2023, a renforcé les obligations en matière de conseil sur les produits d'épargne, notamment les contrats d'assurance-vie et les PER. Elle a introduit de nouvelles exigences en matière de fléchage vers les investissements verts, ce qui impacte directement le contenu du rapport d'adéquation.

Quand le rapport d'adéquation est-il obligatoire ?

Lors de la recommandation initiale

Le rapport d'adéquation est obligatoire dès qu'un CGP formule une recommandation personnalisée d'investissement. Il doit être remis au client avant la souscription du produit ou la mise en oeuvre de la stratégie recommandée. Le client doit pouvoir lire le rapport et comprendre le fondement de la recommandation avant de s'engager.

Lors des réallocations significatives

Le rapport d'adéquation n'est pas uniquement un document initial. Chaque fois que le CGP recommande une modification significative du portefeuille, un nouveau rapport d'adéquation est nécessaire pour documenter pourquoi cette modification est adaptée au profil du client.

Seuils de déclenchement pour les contrats d'assurance-vie et PER

La recommandation ACPR 2024-R-03, prise en application de la loi Industrie Verte, a précisé les seuils de déclenchement de l'obligation de conseil en cas de réallocation sur les contrats d'assurance-vie et les PER :

Pour les contrats dont l'encours est inférieur à 100 000 euros : le rapport d'adéquation est requis lorsque le montant de la réallocation est supérieur ou égal à 2 500 euros et représente au moins 20 % de l'encours du contrat.

Pour les contrats dont l'encours est supérieur ou égal à 100 000 euros : le rapport d'adéquation est requis lorsque le montant de la réallocation est supérieur ou égal à 30 000 euros et représente au moins 25 % de l'encours du contrat.

Ces seuils sont cumulatifs : les deux conditions (montant absolu et pourcentage) doivent être réunies simultanément. En dessous de ces seuils, le rapport d'adéquation n'est pas formellement exigé pour la réallocation, mais le devoir de conseil reste applicable. Le CGP doit dans tous les cas s'assurer que l'opération est dans l'intérêt du client.

Lors de l'évaluation périodique

MiFID II impose également une évaluation périodique de l'adéquation lorsque le CGP assure un suivi continu du portefeuille client. Cette évaluation consiste à vérifier que les investissements en place restent adaptés au profil du client, compte tenu des éventuelles évolutions de sa situation. Le rapport d'évaluation périodique documente cette vérification.

Contenu obligatoire du rapport d'adéquation

Le rapport d'adéquation doit contenir plusieurs éléments qui, ensemble, démontrent que la recommandation est fondée et adaptée.

1. Le résumé du conseil donné

Le rapport commence par un résumé clair et compréhensible de la recommandation : quel produit ou quelle stratégie est recommandé, pour quel montant, avec quelle répartition. Ce résumé doit être rédigé dans un langage accessible au client, sans jargon technique excessif.

2. Le rappel du profil client

Le rapport reprend les éléments essentiels du profil investisseur du client : sa situation financière, ses objectifs, sa tolérance au risque, ses connaissances et, le cas échéant, ses préférences ESG. Ce rappel montre que le CGP a effectivement pris en compte l'ensemble des informations collectées. Le profil doit être celui qui résulte du questionnaire profil investisseur le plus récent. Pour en savoir plus sur ce questionnaire, consultez notre guide sur le questionnaire profil investisseur CGP.

3. La démonstration de l'adéquation

C'est le coeur du rapport. Le CGP doit expliquer, point par point, pourquoi la recommandation est adaptée au profil du client. Cette démonstration couvre plusieurs dimensions :

Adéquation avec les objectifs : en quoi le produit recommandé répond aux objectifs déclarés du client (constitution de capital, préparation de la retraite, génération de revenus, etc.).

Adéquation avec l'horizon d'investissement : en quoi la durée de détention recommandée est compatible avec l'horizon du client.

Adéquation avec la tolérance au risque : en quoi le niveau de risque du produit (mesuré par exemple par l'indicateur SRI ou la volatilité historique) est compatible avec la tolérance déclarée du client.

Adéquation avec la situation financière : en quoi l'investissement recommandé est compatible avec la capacité financière du client (revenus, charges, épargne de précaution, patrimoine global).

Adéquation avec les connaissances : en quoi la complexité du produit est compatible avec le niveau de connaissance et d'expérience du client. Un produit structuré ne peut pas être recommandé à un client sans expérience des marchés financiers.

Adéquation ESG : si le client a exprimé des préférences de durabilité, en quoi le produit recommandé les respecte. Si le produit ne correspond pas exactement aux préférences exprimées, le CGP doit documenter et justifier cet écart.

4. L'analyse coûts/avantages

Le rapport doit inclure une analyse des coûts associés au produit recommandé et expliquer en quoi les avantages attendus justifient ces coûts. Cette analyse comprend les frais de souscription, les frais de gestion, les éventuelles rétrocessions perçues par le CGP, et les frais de sortie. Les montants doivent être exprimés en euros et en pourcentage, conformément aux exigences MiFID II de transparence.

5. La comparaison des alternatives

Le CGP doit justifier son choix parmi les alternatives disponibles. Pourquoi ce fonds plutôt qu'un autre ? Pourquoi cette enveloppe (assurance-vie) plutôt qu'une autre (compte-titres, PER) ? Cette comparaison n'a pas besoin d'être exhaustive, mais elle doit montrer que le CGP a effectivement considéré plusieurs options avant de formuler sa recommandation.

6. Les avertissements sur les risques

Le rapport doit mentionner les principaux risques associés au produit recommandé : risque de perte en capital, risque de liquidité, risque de marché, risque de crédit, etc. Ces avertissements doivent être formulés de manière claire et ne pas être noyés dans le reste du document.

Bonnes pratiques pour la rédaction du rapport

Rédiger en langage clair

Le rapport d'adéquation est destiné au client. Il doit être compréhensible par un non-professionnel. Évitez les acronymes non expliqués, les formulations juridiques inutilement complexes et les passages purement techniques. Le client doit pouvoir comprendre, en le lisant, pourquoi cette recommandation lui est faite.

Personnaliser chaque rapport

Un rapport d'adéquation générique, avec des formulations identiques pour tous les clients, est un signal d'alerte pour le régulateur. Chaque rapport doit refléter la situation spécifique du client. Les éléments du profil doivent être cités nommément, et la démonstration d'adéquation doit être concrète, pas abstraite.

Documenter les échanges avec le client

Si le client a posé des questions, exprimé des réserves ou demandé des modifications, ces échanges doivent être tracés. Un rapport d'adéquation qui mentionne que le client a été informé des risques et a confirmé sa volonté de procéder est plus solide qu'un rapport sans trace d'interaction.

Conserver les rapports précédents

Lorsqu'un nouveau rapport d'adéquation est produit (par exemple, lors d'une réallocation), les rapports précédents ne doivent pas être supprimés. L'historique des rapports reconstitue la chronologie des conseils donnés et démontre le suivi dans le temps.

Archivage et conservation

Durée de conservation

Le délai de conservation des rapports d'adéquation est fixé à 5 ans minimum par la réglementation française. Ce délai court à compter de la date de remise du rapport au client. Certains cabinets choisissent de conserver les rapports plus longtemps, en alignement avec la durée de prescription civile (5 ans en droit commun, mais potentiellement plus longue en cas de responsabilité du fait du conseil).

Format de conservation

Le rapport doit être conservé sur un support durable, c'est-à-dire un support qui permet au client de stocker les informations d'une manière qui les rend facilement accessibles et qui permet leur reproduction à l'identique. Le format PDF est le standard. Le papier est accepté mais moins pratique en cas de contrôle.

Accessibilité en cas de contrôle

En cas de contrôle AMF ou ACPR, le CGP doit être en mesure de produire les rapports d'adéquation rapidement. Un archivage désorganisé, avec des documents dispersés dans des dossiers physiques, des emails et des clés USB, est un handicap. Un système centralisé, avec un classement par client et par date, facilite considérablement la réponse aux demandes du contrôleur.

Les sanctions en cas d'absence ou d'insuffisance

Sanctions AMF

L'absence de rapport d'adéquation, ou un rapport insuffisamment détaillé, constitue un manquement aux obligations professionnelles du CGP. L'AMF peut prononcer des sanctions disciplinaires (avertissement, blâme) et financières. Les montants des amendes varient selon la gravité du manquement et l'ampleur du préjudice potentiel pour les clients.

Les manquements les plus fréquemment relevés par l'AMF lors des contrôles concernent :

  • L'absence totale de rapport d'adéquation
  • Un rapport rédigé a posteriori (après la souscription)
  • Un rapport générique non personnalisé
  • Un rapport qui ne couvre pas l'ensemble des dimensions requises
  • L'absence d'analyse coûts/avantages
  • L'absence de comparaison des alternatives

Sanctions ACPR

Pour les CGP exerçant une activité de courtage en assurance, l'ACPR peut prononcer des sanctions similaires. Les manquements aux obligations de conseil sur les contrats d'assurance-vie et les PER font l'objet d'une attention particulière depuis la loi Industrie Verte.

Risque de responsabilité civile

Au-delà des sanctions administratives, l'absence de rapport d'adéquation fragilise la position du CGP en cas de litige civil avec un client. Si un client subit une perte et que le CGP ne peut pas produire de rapport démontrant l'adéquation de sa recommandation, la charge de la preuve s'inverse de facto. Le CGP se retrouve dans la position de devoir prouver qu'il a correctement conseillé son client, sans document à l'appui.

L'évaluation périodique : le suivi post-recommandation

Qu'est-ce que l'évaluation périodique ?

L'évaluation périodique est l'obligation pour le CGP d'évaluer régulièrement si les investissements en place restent adaptés au profil du client. Cette obligation s'applique lorsque le CGP fournit un service de conseil en investissement continu (par opposition à un conseil ponctuel).

Contenu de l'évaluation périodique

L'évaluation périodique doit vérifier :

Que le profil du client n'a pas changé : la situation financière, les objectifs et la tolérance au risque sont-ils toujours les mêmes ? Si un changement est identifié, le profil investisseur doit être mis à jour.

Que les produits en place restent adaptés : les conditions de marché, l'évolution du produit ou des frais n'ont-ils pas rendu l'investissement inadéquat ?

Que les performances sont cohérentes : sans être une obligation de résultat, le CGP doit pouvoir expliquer les écarts significatifs entre les performances attendues et les performances réalisées.

Fréquence de l'évaluation

MiFID II ne fixe pas de fréquence précise pour l'évaluation périodique. En pratique, une évaluation annuelle est considérée comme un standard raisonnable. Certains CGP réalisent des revues semestrielles pour leurs clients les plus importants ou les plus investis en produits complexes.

Documentation de l'évaluation

L'évaluation périodique doit faire l'objet d'un rapport synthétique qui documente les vérifications effectuées et les conclusions. Si l'évaluation conclut que les investissements restent adaptés, le rapport le mentionne. Si elle identifie un besoin de réallocation, un nouveau rapport d'adéquation complet est nécessaire pour accompagner la recommandation de modification.

Le lien avec le profil investisseur et le devoir de conseil

Le rapport d'adéquation s'inscrit dans une chaîne documentaire qui commence par le questionnaire profil investisseur et se prolonge par le suivi continu de la relation.

Étape 1 : le questionnaire profil investisseur recueille les informations nécessaires à la catégorisation du client (prudent, équilibré, dynamique, offensif). Pour en savoir plus, consultez notre guide sur le questionnaire profil investisseur CGP.

Étape 2 : l'analyse du CGP croise le profil client avec les produits disponibles et identifie les recommandations adaptées.

Étape 3 : le rapport d'adéquation formalise et documente la recommandation, en démontrant sa cohérence avec le profil établi.

Étape 4 : l'évaluation périodique vérifie dans le temps que la recommandation reste adaptée.

Cette chaîne doit être traçable de bout en bout. Chaque maillon renvoie au précédent, et l'ensemble constitue le dossier de conformité du CGP pour ce client. Le rapport d'adéquation repose sur le profil investisseur collecté en amont : sans profil à jour, le rapport ne peut pas être correctement fondé. C'est pourquoi les outils qui intègrent le questionnaire profil investisseur et la génération documentaire dans un même flux garantissent une cohérence qui serait difficile à maintenir manuellement. Découvrez comment Glyphe automatise ce parcours.

Structurer son cabinet pour la conformité

Créer un modèle de rapport

Disposer d'un modèle structuré de rapport d'adéquation est une bonne pratique. Ce modèle garantit que toutes les sections obligatoires sont systématiquement couvertes, quel que soit le conseiller qui rédige le rapport. Le modèle doit être suffisamment flexible pour permettre la personnalisation, mais suffisamment structuré pour empêcher les oublis.

Former les collaborateurs

Dans un cabinet avec plusieurs conseillers, la qualité des rapports d'adéquation peut varier significativement d'un collaborateur à l'autre. Une formation initiale et des revues régulières permettent d'harmoniser les pratiques et de maintenir un niveau de qualité constant.

Intégrer le rapport dans le processus de conseil

Le rapport d'adéquation ne doit pas être un document produit après coup, une fois la décision d'investissement déjà prise. Il doit faire partie intégrante du processus de conseil : le CGP analyse le profil, identifie les options, rédige le rapport, le présente au client, et ne procède à la souscription qu'une fois le rapport validé. Cette séquence garantit que le rapport n'est pas un exercice de rationalisation a posteriori.

FAQ

Le rapport d'adéquation est-il obligatoire pour le conseil en immobilier (SCPI, OPCI) ?

Oui, dès lors que la SCPI ou l'OPCI est un instrument financier soumis à MiFID II et que le CGP formule une recommandation personnalisée. Les parts de SCPI distribuées en direct (hors assurance-vie) sont des instruments financiers au sens de MiFID II. Le rapport d'adéquation est donc requis dans les mêmes conditions que pour tout autre produit financier.

Le rapport d'adéquation remplace-t-il la lettre de mission ?

Non, ce sont deux documents distincts avec des finalités différentes. La lettre de mission encadre la relation contractuelle (périmètre, rémunération, durée). Le rapport d'adéquation justifie une recommandation spécifique. Les deux sont obligatoires et complémentaires. Un CGP doit disposer d'une lettre de mission signée avant de produire un rapport d'adéquation.

Comment rédiger un rapport d'adéquation pour un produit structuré ?

Les produits structurés nécessitent un rapport d'adéquation particulièrement détaillé en raison de leur complexité. Le rapport doit expliquer le mécanisme du produit en termes compréhensibles, détailler les scénarios de gain et de perte (y compris le scénario le plus défavorable), justifier que le client possède les connaissances nécessaires pour comprendre le produit, et comparer avec des alternatives plus simples. L'AMF est particulièrement vigilante sur les recommandations de produits structurés à des clients non avertis.

Que faire si le produit recommandé ne correspond pas exactement aux préférences ESG du client ?

Le CGP doit documenter l'écart dans le rapport d'adéquation et expliquer pourquoi il n'a pas été possible de trouver un produit correspondant exactement aux préférences exprimées. Il doit ensuite obtenir le consentement explicite du client pour procéder malgré cet écart. Ce consentement doit être conservé au dossier. Si le client maintient ses préférences ESG, le CGP doit s'abstenir de recommander le produit non conforme.

Le rapport d'adéquation est-il nécessaire pour un simple rachat partiel ou un versement complémentaire ?

Pour un versement complémentaire sur un contrat existant, le rapport d'adéquation est requis si le versement entraîne une modification de l'allocation qui dépasse les seuils définis par la recommandation ACPR 2024-R-03. Pour un rachat partiel, le rapport n'est pas formellement exigé, mais le CGP doit s'assurer que le rachat ne met pas en péril l'adéquation globale du portefeuille avec le profil du client. Une note au dossier documentant cette vérification est recommandée.

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